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- Titre : Les Tuileries
- Album : Retrouvailles
- Année : 1978
Paroles :
Puis le crépuscule de ParisS'est posé doucement
Sur les bateaux des enfants.
J'avais la tête vide
Et les yeux humides
Mais la pluie
Me disait: "tu fais semblant".
Les Tuileries, oasis dans la ville,
Où tant d'ombres cherchent leur passé,
Le jardin tranquille
Pour rêver
N'était plus alors qu'une île,
Un grand radeau inutile
Où mes illusions venaient de naufrager
et puis....
et puis,
Les grilles se sont fermées,
Mais j'ai continué
A marcher près du jardin.
J'ai parcouru en rêve les allées
Et je me suis inventé
Que j'étais loin...
Les Tuileries, oasis dans la ville,
Où tant d'ombres cherchent leur passé,
Le jardin tranquille
Pour rêver
Etait beaucoup plus qu'une île:
Le paradis impossible
Où les bateaux des enfants vont faire un tour
un jour...
dis, la vie...
C'est pas ma faute à moi
Si mon coeur bat trop vite...
dis, la vie...
C'est pas ma faute à moi
Si le bonheur m'évite...
J'ai envie de boire tous les vins
Et de mordre le vide,
De brûler pour rien,
D'avoir avant le temps des rides
Une éternité dans mes mains
Tendues vers demain,
J'ai plus d'expérience qu'un enfant,
Plus de tendresse aussi,
J'ai plus d'insolence que le temps,
plus de faiblesse aussi
J'ai envie de changer mon destin,
De le vivre
Comme un passager clandestin,
D'avoir avant le temps des rides
Une éternité dans mes mains
Mais sans savoir pourquoi,
je pense à toi...
Les Tuileries, oasis dans la ville
Où tant d'ombres vont encore passer,
Le jardin tranquille pour rêver
N'était plus alors qu'une île
Où ton image immobile
Me disait la symphonie inachevée
d'aimer, d'aimer....
CLAUDE LEMESLE
